Au total 195 personnes sont mortes au courant de l’année 2024 écoulée au site de déplacés de Kigonze, situé à environs 3 kilomètres au Nord de la ville de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri.
Ces chiffres ont été livrés à la presse mardi 31 mars dernier par Gérard Zawadi, président du comité dudit site de déplacés.
La même source révèle que les enfants de moins de cinq (5) ont été les plus touchés par ce fléau. L’anémie, la malnutrition, la non-prise en charge médicale, les mauvaises conditions de vie et autres restent les causes primordiales de la hausse de ce chiffre macabre.
« Durant l’année 2024 écoulée au sein de notre site Kigonze, nous avons perdu 195 personnes dont majoritairement les enfants de moins de 5 ans. Les conditions humanitaires précaires que nous traversons restent les causes primordiales », a-t-il laissé entendre.
Hébergeant a son sein au-moins 11.710 personnes regroupées dans 2.601 ménages, ces dernières n’ont pas encore été assistées depuis plus d’une année. Une urgence de la part du gouvernement congolais et ses partenaires s’avère d’importance capitale pour mettre ces vulnérables à l’abri du danger et l’imiter les dégâts.
« Nous sommes ici depuis 2019, nous demandons à l’État congolais de disponibiliser une structure sanitaire aux déplacés mais aussi ça fait plus d’un année nous vivons sans aucune assistance humanitaire. Nous demandons de l’assistance aux autorités », a-t-il plaidé au gouvernement congolais.
Pour rappel, ces déplacés hébergés dans le site de Kigonze avaient fui entre 2017 et 2019, les attaques et représailles répétitives des groupes armés locaux notamment CODECO et l’Auto-défense Zaïre en territoire de Djugu.
Joël Bakabona