Les jeunes réunis au sein de la Nouvelle Société civile congolaise (NSCC) dans le territoire de Songololo, accuse l’homme politique Eugène Diomi Ndongala de manœuvres tendant à empêcher la relance de la Cimenterie nationale (CINAT).
Selon Patrick Luzolo, Diomi Ndongala « aurait sollicité des forces de sécurité pour s’installer dans la concession de la CINAT. « Si on apprend qu’un seul travailleur de la CINAT a été arrêté ou enlevé, la responsabilité incombera à Diomi et sa bande », a-t-il prévenu.
Dans la nuit du jeudi 30 avril, des habitants de la cité de Kimpese ont alerté sur une situation « alarmante et explosive » autour du site de la CINAT.
« Malgré les efforts de relance de la société, certaines personnes mal intentionnées et en mal de positionnement politique hostile au régime tirent des ficelles dans l’ombre pour empêcher la relance effective », a-t-il affirmé.
Patrick Luzolo dénonce l’occupation de l’enceinte de la CINAT par des individus qui, dit-il, « ont envahi la société car ils ont appris que la relance va bientôt démarrer ». Il affirme que des militaires venus de Matadi seraient présents à la CINAT et demande à l’autorité provinciale « d’agir vite en ordonnant à ces forces de défense de quitter Kimpese et retourner à Matadi ». Motif : « aucune note n’est établie prouvant le déploiement de ces éléments à Kimpese ». Il craint que leur présence ne crée des troubles au sein de la CINAT pour tourmenter les travailleurs.

Patrick Luzolo sollicite également l’intervention du Vice-Premier ministre de l’Intérieur pour « ordonner le départ des forces de défense et de sécurité qui seraient envoyées à Kimpese ». Pour lui, « il y a complicité pour freiner la relance de la CINAT » et « le dossier a été politisé pour saboter les actions du chef de l’État ». Il exige que l’État intervienne s’il existe des dossiers judiciaires, et qualifie la présence de Diomi Ndongala d’« indésirable ».
Fermée depuis plusieurs années, la Cimenterie nationale fait l’objet d’un plan de relance porté par le gouvernement Suminwa dans le cadre de sa politique d’industrialisation et de création d’emplois. Des travaux préparatoires ont été lancés en 2025 après plusieurs missions d’évaluation technique. Le ministère du Portefeuille avait annoncé en mars 2026 l’identification d’un partenaire technique et la mobilisation des premiers financements pour réhabiliter les fours et la chaîne de production. La relance effective est attendue pour créer plusieurs centaines d’emplois directs à Kimpese, zone fortement touchée par le chômage. La Primature présente la CINAT comme un projet « structurant » pour le Kongo Central, censé réduire la dépendance aux importations de ciment.
Mutuma Kuamba






