Le gouverneur du Sud-Kivu, Théo Ngwabidje a, dans un communiqué ce mercredi, battu en brèche les accusations de Kigali sur la violation d’une zone neutre de la frontière Bukavu (RDC)-Ruzizi (Rwanda) par les éléments des FARDC.
« Il s’agit des allégations notoirement mensongères », a d’abord soutenu Ngwabidje, avant d’avancer sa version.
« En effet, ce 15 février 2023, à l’aube, il s’est produit au poste frontalier de Ruzizi II, ȧ Bukavu, dans la province du Sud-Kivu, un incident consécutif à l’altercation entre les éléments de la PNC, ceux des FARDC et une bande de criminels qui fuyaient, après avoir tenté d’opérer dans le quartier avoisinant la frontière. Pendant leur fuite, il y a eu échange des tirs entre les forces de défense et de sécurité de la RDC et ces hors la loi, porteurs d’armes à feu », a relaté le gouverneur du Sud-Kivu.
Et de poursuivre :
« Cette situation a créé une alerte et l’intervention efficace de nos forces a permis de maîtriser quelques-uns du groupe, qui sont actuellement aux arrêts. Il s’en est malheureusement suivi un décès et un blessé dans le rang desdits bandits ».
Formel, Ngwabidje a affirmé que « en aucun cas, les FARDC ont franchi la zone neutre, encore moins ouvert le feu en direction du Rwanda ».
Selon l’armée rwandaise, 12 à 14 éléments de l’armée congolaise étaient entrés tôt le matin de ce mercredi (4h30’) dans le no man’s land (une zone neutre) entre la RDC et le Rwanda et ont ouvert le feu sur le poste frontalier rwandais.
Yvette Ditshima