Le gouvernement a largement réduit le tarif du péage sur l’axe Manono-Kalemie. Le droit de passage unique sur les 430 kilomètres passe de 1 222 dollars à 200 dollars. Une décision signée le 12 juillet par le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza.
Entrée en vigueur immédiatement, elle met met fin au ras-le-bol des transporteurs et des consommateurs qui avaient multiplié des plaidoiries auprès du chef de l’Etat et de la Première ministre.

L’ancien tarif devenaient presque intenable pour les transporteurs et les consommateurs qui payaient à prix élevé les produits agricoles. Une situation qui freinait le développement de la province.
Dans les gares routières, aux marchés, sur la route, cette décision a été accueillie avec liesse.
» Maintenant, nous pouvons travailler et gagner quelque chose », témoigne un transporteur de Manono.
» C’est une bonne nouvelle pour nos mamans du marché », ajoute une vendeuse à Kalemie.
Effets positifs
Cette baisse a plusieurs effets positifs et concrets. Les transporteurs réduisent leurs charges. Logiquement, le prix du transport des marchandises va baisser. Minerai, manioc, maïs, médicaments… Tous les produits qui transitent par cet axe coûteront moins cher au consommateur final.
Cette baisse va à coup intensifier des échanges commerciaux entre Manono, Kalemie et les territoires voisins, mais aussi atténuer les tracasseries.
En même temps, le gouvernement provincial a publié une nouvelle grille tarifaire pour les axes à l’intérieur de la province en vue d’harmoniser et assainir les flux commerciaux.
Le ministre provincial des ITP, Fidèle Tshamugea, a annoncé le déploiement d’équipes de contrôle pour faire respecter la nouvelle tarification et sanctionner les perceptions illégales.
Un axe stratégique
L’axe Manono-Kalemie n’est pas une route comme les autres. Il relie le Tanganyika aux marchés de l’Afrique australe.
En réduisant le coût du passage, la province ouvre une grande porte à l’investissement. Les opérateurs économiques pourront exporter plus facilement. Le Tanganyika devient ainsi un vrai corridor commercial entre l’Afrique centrale et l’Afrique du Sud.
« Nous travaillons pour que le développement profite d’abord à la population du Tanganyika », a déclaré le gouverneur Christian Kitungwa. »Merci au Chef de l’État. Merci au Gouverneur. Nous avons enfin des autorités qui nous écoutent », ajoute un chef coutumier.
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