Le gouvernement congolais amorce une nouvelle phase dans l’encadrement du petit commerce et du commerce de détail. Le Vice-Premier ministre, ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a annoncé vendredi le lancement progressif des contrôles destinés à vérifier la conformité des opérateurs économiques.
Selon un communiqué du ministère de l’Économie nationale parvenu vendredi, l’annonce a été faite au Centre culturel et artistique des pays d’Afrique centrale, à Kinshasa, lors d’une matinée de sensibilisation et d’échanges réunissant les organisations patronales, les associations professionnelles et plusieurs opérateurs économiques.
La rencontre avait pour objectif l’organisation du marché intérieur, à travers la clarification des règles applicables au petit commerce et au commerce de détail.
Le patron de l’Économie nationale a assuré que la réforme ne vise ni à restreindre la liberté d’entreprendre ni à opposer les opérateurs congolais aux commerçants étrangers.
« Il ne s’agit pas de restreindre la liberté d’entreprendre, il ne s’agit pas non plus d’opposer les opérateurs congolais aux opérateurs étrangers. Il s’agit d’organiser le marché », a déclaré Daniel Mukoko Samba.
Le VPM a rappelé que producteurs, importateurs, grossistes, distributeurs et détaillants ont tous un rôle à jouer dans la chaîne économique.
« Notre objectif n’est donc pas de fermer le marché. Notre objectif est de mieux l’organiser », a-t-il insisté.
Le gouvernement privilégie d’abord la conformité volontaire. Les opérateurs déjà en règle sont invités à poursuivre leurs activités, tandis que ceux qui ne satisfont pas encore aux exigences réglementaires sont appelés à régulariser leur situation.
« Notre préférence demeure la conformité volontaire. Nous ne souhaitons pas que l’application de cette réforme donne lieu inutilement à des situations de confrontation ou de contrainte », a indiqué Daniel Mukoko Samba.
Les services compétents procéderont toutefois progressivement aux vérifications. Les opérateurs qui refuseraient délibérément de respecter les règles s’exposeront aux conséquences prévues par la réglementation.
« Il ne s’agit pas de sanctionner pour sanctionner », a précisé le VPM, soulignant que la démarche vise avant tout l’organisation et l’assainissement du marché.
La séance a réuni les cadres du cabinet du ministre, du Secrétariat général à l’Économie et de la Commission interministérielle de suivi des réformes. Le secteur privé y était représenté notamment par la FEC, la COPEMECO, le COFECCO, la NCCN-RDC, la CMBB et l’ADECC.
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