La capitale congolaise n’a jamais eu de réputation d’une ville salubre. Mais ces dernières semaines, le constat est encore plus alarmant.
Le long du Boulevard du 30-Juin, la principale artère de Kinshasa, l’on ne compte plus des montagnes d’immondices non sans odeur nauséabonde.
À Kintambo magasin, un endroit fréquenté de la capitale, pareil : le carrefour aménagé pour le repos des passants s’est transformé en décharge publique.

Dans la commune de Kalamu, le rond-point Bongolo mériterait bien d’être rebaptisé rond-point « Mfulu » (poubelle en lingala).
Ironie du sort, parmi les affiches de campagne électorale qui entourent ce rond-point, il y a celle du gouverneur en fonction, Gentiny Ngobila.
Les autorités de la ville ont-ils démissionné de leur mission en cette période de reconquête politique ? En tout cas, le constat est là. La ville est devenue de plus en plus sale ces dernières semaines.

A l’absence d’une politique structurée et permanente d’évacuation d’immondices, la capitale n’est pas prête à rompre avec sa mauvaise réputation de ville insalubre.
« Dans une certaine mesure, ces immondices font aussi leur campagne contre les dirigeants de Kinshasa qui demandent un renouvellement de mandat », commente un Kinois.
Dieumerci Diaka



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