La Régie des Voies Aériennes (RVA) a rappelé, vendredi, le statut de l’ancien aérodrome de Kenge, dans la province du Kwango, après le crash d’un avion survenu récemment dans cette zone.
Dans une mise au point, la RVA-SA précise que l’aérodrome de Kenge est fermé depuis plusieurs années et que ses données ont été retirées de la Publication d’information aéronautique (AIP) de la RDC le 13 juillet 2021. Des NOTAM, messages destinés aux navigants, signalent également son indisponibilité.
Selon la RVA, la fermeture du site s’inscrit notamment dans le contexte d’un arrêté provincial du 28 février 2019 ayant transféré l’ancienne emprise aéroportuaire du domaine public au domaine privé de l’État.
Des immeubles et autres constructions ont ensuite été érigés sur le site, rendant la piste physiquement impraticable, affirme la Régie.
La RVA souligne que l’ancienne piste n’est actuellement ni entretenue, ni balisée, ni contrôlée et ne répond plus aux critères de sécurité requis pour une exploitation aérienne.
Les autorités locales avaient envisagé la création d’un nouvel aérodrome à Kingoma, dans le cadre du projet Kingulu. Après inspection du site, les techniciens de la RVA-SA avaient émis un avis défavorable, invoquant notamment la présence de collines et une piste de moins de 700 mètres.
Depuis ce rejet, la Régie affirme n’avoir été associée à aucune autre démarche concernant ce site.
Après l’accident, la RVA a appelé les commandants de bord et les exploitants aériens à respecter strictement les informations contenues dans l’AIP RDC et les NOTAM.
« Le respect strict des NOTAM et de l’AIP RDC est une exigence absolue et non négociable », rappelle la Régie.
Le crash de Kenge, survenu le 25 septembre dernier, ce accident avait fait 13 morts, parmi lesquels le premier président de la Haute Cour militaire, le lieutenant-général Joseph Mutombo, et l’auditeur général des FARDC, le lieutenant-général Lucien-René Likulia. Une enquête a été ouverte afin d’établir les circonstances et les causes.
La RVA affirme par ailleurs que sa mission concerne la gestion des infrastructures aéroportuaires et non l’état technique des aéronefs. Les enquêtes en cours devront déterminer les circonstances et les causes exactes du crash de Kenge.
Hugo Matadi






